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Africa Rice Center (AfricaRice)
 
Harnessing genetic diversity to chart new productivity, quality, and health horizons Accelerating the development, delivery, and adoption of improved rice varieties Ecological and sustainable management of rice-based production systems Extracting more value from rice harvests through improved quality, processing, market systems and new products Technology evaluations, targeting and policy options for enhanced Impact Supporting the growth of the global rice sector
Harnessing genetic diversity to chart new productivity, quality, and health horizons Accelerating the development, delivery, and adoption of improved rice varieties Ecological and sustainable management of rice-based production systems Extracting more value from rice harvests through improved quality, processing, market systems and new products Technology evaluations, targeting and policy options for enhanced Impact Supporting the growth of the global rice sector
Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice)
   

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  1. Qu’est-ce que le Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice) ?

  2. Pour qui travaille-t-il ?

  3. Quelle est sa mission ?

  4. Pourquoi un centre international pour le riz en Afrique ?

  5. Où travaille-t-il ?

  6. Quel est son mode de fonctionnement ?

  7. Quel est son programme de recherche ?

  8. Quelles sont ses priorités de recherche ?

  9. Comment ses technologies sont mises à la portée des utilisateurs ?

  10. Comment est-il financé ?

 Crise rizicole

  1. Qu’est-ce qui est responsable de la flambée du prix du riz ?

  2. Où est-ce que le NERICA peut-il intervenir pour atténuer le problème ?

  3. En tant qu’institut, quel est votre point de vue sur une réduction du prix du riz ?

  4. Il y a quelques mois de cela, des informations faisaient état de riz génétiquement modifié. L’actuelle augmentation du prix du riz a-t-elle des liens avec ce type de riz qu’on trouve dans des pays comme le Nigeria et le Ghana ?

 

1. Qu’est-ce que le Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice) ?

Le Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice) est une organisation de recherche panafricaine leader oeuvrant pour la réduction de la pauvreté et l’atteinte de la sécurité alimentaire en Afrique par des activités de recherche, développement et partenariat. Il est l’un des 15 Centres internationaux de recherche agricole soutenus par le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI). C’est aussi une association de recherche intergouvernementale composée de pays membres africains.

Le Centre a été créé en 1970 par 11 États africains. À ce jour, il compte 22 pays membres couvrant les régions de l’Afrique de l’Ouest, du Centre, de l’Est et du Nord, notamment le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la République du Congo, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Liberia, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, l’Ouganda, le Sénégal, la Sierra Leone, le Tchad et le Togo.

L’appartenance africaine et le soutien international à travers le GCRAI fait du Centre du riz pour l’Afrique un centre unique parmi les centres internationaux de recherche agricole.


2. Pour qui travaille-t-il ?

Au profit des paysans africains, pour la plupart de petits producteurs, tout comme les millions d’Africains pour qui le riz est synonyme de nourriture.

 


3. Quelle est sa mission ?

La mission d'AfricaRice est de contribuer à l’allègement de la pauvreté et à la sécurité alimentaire en Afrique à travers des activités de recherche, développement et partenariat visant à améliorer la productivité et la rentabilité du secteur rizicole tout en veillant à la durabilité du milieu de production.

 



4. Pourquoi un centre international pour le riz en Afrique ?

Des millions d’Africains sont affectés par la crise alimentaire et particulièrement par la hausse des prix et la pénurie du riz. Le riz est devenu un aliment de base et les prix élevés du riz ont causé des émeutes dans les principales villes africaines au début de 2008. En 2007, les pays africains au Sud du Sahara ont importé près de 10 millions de tonnes de riz, ce qui représente environ un tiers du riz disponible sur le marché mondial.

Cependant, la dépendance vis-à-vis du marché mondial pour l’approvisionnement en riz est devenue une stratégie très risquée, coûteuse et non durable. Les prix du riz ont triplé au cours des trois dernières années et les stocks mondiaux baissent rapidement. Pour éviter une insécurité alimentaire grave, des troubles civils et une récession économique, il urge d’accroître la production rizicole en Afrique subsaharienne.

Le Centre du riz pour l’Afrique cherche à devenir une force motrice dynamique en vue d’assurer le rôle vital du riz dans la réduction de la pauvreté et la réalisation de la sécurité alimentaire, l’équité sociale, des moyens d’existence et des environnements sains en Afrique. Le Centre est convaincu que l’Afrique a le potentiel de produire suffisamment de riz de qualité pour sa population et même pour l’exportation vers d’autres régions au moment opportun.



 

5. Où travaille-t-il ?

Le siège temporaire d'AfricaRice se trouve à Cotonou, Bénin et une partie du personnel de recherche est également basée au Sénégal, au Nigeria, en Tanzanie et en Côte d’Ivoire.

 

 

 

6.Quel est son mode de fonctionnement ?

Le Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice) fonctionne en partenariat avec les systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA), les centres frères du GCRAI, les institutions académiques, les institutions de recherche avancée, les organisations paysannes, les organisations non gouvernementales et les donateurs.

 

7. Quel est son programme de recherche ? ?

En 2008, le Conseil d’administration du Centre du riz pour l’Afrique a approuvé une nouvelle structure de recherche qui compte quatre programmes et un programme écorégional à l’échelle du système du GCRAI (SWEP) :

Programme 1 : Rallier la diversité génétique et la sélection pour produire des ressources génétiques rizicoles adaptées aux environnements en mutation (Diversité génétique et amélioration)

Programme 2 : Améliorer la productivité des systèmes à base riz tout en protégeant les écosystèmes (Amélioration de la productivité durable)

Programme 3 : Création de voies d’opportunités par les partenariats, l’apprentissage et les systèmes d’innovation (Apprentissage et systèmes d’innovation)

Programme 4 : Politique rizicole et impact technologique sur la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté (Politique et évaluation d’impact)

SWEP : Le Consortium pour l’aménagement durable des agro-écosystèmes de bas-fonds en Afrique subsaharienne (CBF)

Chacun de ces programmes équivaut à un projet du Plan à moyen terme (PMT).

L’AfricaRice a développé une stratégie de recherche en partenariat et un plan de mise en œuvre pour l’Afrique orientale et australe avec l’Institut international de recherche sur le riz (IRRI) et travaille actuellement sur un nouveau Plan stratégique pour 2010 – 2020.


 

 

8. Quelles sont ses priorités de recherche ?

Court terme

  • Accroître la productivité dans les champs paysans : réduire les écarts de rendement (« agronomie de la vulgarisation », accès aux intrants, y compris les semences des meilleures variétés).

  • Retravailler les stocks existants de la connaissance rizicole en des formats prêts pour la dissémination.

Moyen terme

  • Produire la prochaine génération des variétés de riz en s’appuyant sur le succès du NERICA : des variétés pour les environnements de plateau et de bas-fond, résistantes aux principaux stress biotiques.

  • Étendre la culture du riz : exploiter les vastes bas-fonds pluvieux africains sous utilisés.

  • Adopter et adapter les machines agricoles pour la préparation du sol, la récolte et les activités de post-récolte : insuffler plus « d’énergie » à la riziculture.

  • Renforcer la chaîne de valeur du riz : valoriser les produits du riz (qualité des grains).

  • Harmoniser les politiques rizicoles (homologation variétale, législation semencière, subventions des intrants, tarifs à l’importation…).

  • Diversifier les systèmes à base riz.

Long terme

  • Investir dans le renforcement des capacités de recherche et de vulgarisation en Afrique

  • S’adapter au changement climatique et limiter ses effets.

 

9. Comment ses technologies sont mises à la portée des utilisateurs ?

Les technologies d'AfricaRice telles que les variétés de riz NERICA sont disséminées en partenariat avec d’autres organisations telles que les organisations paysannes et les ONG qui opèrent sur le terrain. L’AfricaRice accorde une attention particulière à la pénurie des chercheurs riz en procédant à la formation des techniciens et des agents de vulgarisation en Afrique. Le Centre a démarré récemment un programme Post-Masters pour relancer la capacité nationale de la recherche rizicole.

L’AfricaRice a créé une unité spéciale axée sur la formation, la gestion de l’information et des liens de vulgarisation (l’Unité RiceTIME) pour canaliser la contribution d'AfricaRice à l’Initiative d’urgence sur le riz (voir www.africaricecenter.org) et faciliter la gestion de l’information rizicole et le renforcement des capacités. RiceTIME abrite un certain nombre de réseaux régionaux tels que l’Initiative africaine sur le riz (ARI) et le réseau ROCARIZ.

 

 

10. Comment est-il financé ?

Le Centre reçoit des financements à partir d’une gamme de sources, y compris les pays membres. Il est membre du GCRAI, qui est supporté par plus de 60 pays développés et en développement et d’organismes d’aide bilatéral et multilatéral.

Crise rizicole

1. Qu’est-ce qui est responsable de la flambée du prix du riz ?

  • Beaucoup de facteurs expliquent l’actuel prix élevé du riz. Tout d’abord, depuis 2002, le niveau mondial de la production rizicole a baissé par rapport à la consommation, nécessitant des appels continus aux réserves mondiales pour combler le déficit entre l’offre et la demande globale. La ponction opérée sur les stocks mondiaux de riz pour compenser le manque à gagner de la production a entraîné leur baisse progressive de 147,3 millions de tonnes en 2001 à 74,1 millions de tonnes en 2008.

  • Un effet composite a été l’interdiction des exportations et les barrières imposées par les principaux acteurs. En juillet et octobre 2007, le Vietnam et l’Inde, respectivement second et troisième plus grands exportateurs de riz ont interdit l’approvisionnement du marché mondial en riz dans une tentative visant à contenir la flambée des prix sur leurs marchés nationaux et à renflouer leurs stocks de sécurité. Depuis janvier 2008, le Cambodge et l’Egypte ont imité ces deux pays en interdisant aussi les exportations de riz. D’autres pays comme la Chine et l’Argentine ont augmenté de beaucoup les taxes d’importation et d’autres barrières aux exportations de riz. Sur le marché international du riz qui est notoirement réduit et segmenté, ces barrières commerciales ont considérablement exacerbé la pénurie de riz et la variabilité des prix.

  • D’autres facteurs contributifs sont : le renchérissement du prix du carburant et du fret, la dépréciation du dollar américain, la pression supplémentaire sur les ressources agricoles à cause de la production du biocarburant, etc.

2. Où est-ce que le NERICA peut-il intervenir pour atténuer le problème ?

  • Une plus grande disponibilité et l’accès aux semences de riz de variétés améliorées telles que les variétés NERICA® de plateau et de bas-fond et les variétés Sahel pour les environnements irrigués en utilisant une approche intégrée pourrait alléger la pression sur la demande nationale. Certaines des variétés NERICA®, à cause de leur adaptation aux stress locaux et leur cycle de croissance qui est court, ce qui permet une double culture, sont populaires auprès des paysans.

  • Cependant, il faut que cela soit clair que les NERICA® et autres variétés améliorées sont une importante composante – en effet la base de la production rizicole – mais elles doivent être mises dans l’environnement approprié. Cela inclut l’accès amélioré au crédit, aux semences, aux engrais minéraux et aux machines agricoles (pour la préparation du sol et les pratiques post-récolte) ; la diffusion des meilleures connaissances sur les options de gestion de la riziculture, l’infrastructure améliorée (routes, gestion de l’eau), des liens améliorés entre la production rizicole, la transformation et le marketing ainsi qu’un environnement politique favorable.

  • L’AfricaRice compte faciliter et fournir l’assistance technique aux systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA) pour produire les semences de base et les semences certifiées de la plupart des variétés améliorées pour les trois principales écologies (plateau, bas-fond pluvial et bas-fond irrigué).

3. En tant qu’institut, quel est votre point de vue sur une réduction du prix du riz ?

  • Notre option pour faire baisser le prix du riz repose essentiellement sur le développement à travers l’augmentation de la production nationale de riz. Il faut à la fois des mesures palliatives à court terme et des mesures de développement sectoriel à moyen et à long terme. Les mesures à court terme incluent la réduction des taxes douanières et des taxes sur les importations de riz de même que la promotion d’un plus grand accès aux semences et autres intrants importants tels que les engrais, les pesticides, le crédit agricole et les machines agricoles pour accroître la productivité des riziculteurs.

  • Les gouvernements doivent s’assurer que les mesures d’exemption des taxes douanières et des taxes à l’importation soient limitées dans le temps afin de ne pas entraver la compétitivité de la production locale.

  • Dans le moyen à long terme, la taxe sur tous les intrants critiques, les machines agricoles qui réduisent le coût des travaux au champ ainsi que les équipements et les technologies post-récolte pour tous les acteurs le long de la chaîne d’approvisionnement du riz doit être réduite. Les gouvernements ont aussi des rôles clés à jouer pour faciliter l’accès aux services financiers et au crédit pour les acteurs de la filière riz nationale ; accroître l’investissement dans les technologies de maîtrise de l’eau ; étendre les superficies rizicoles irriguées ; accroître l’investissement dans la capacité régionale pour appuyer le développement des variétés de riz résistantes aux principaux ravageurs et maladies et suffisamment robustes pour supporter les chocs indus de la sécheresse et du changement climatique ; et accélérer le rythme  de l’investissement dans l’infrastructure rurale telle que les routes, le transport, les installations de stockage. L’infrastructure de communication doit renforcer la capacité des paysans à répondre aux signaux des marchés et améliorer leur accès au marché.

4. Il y a quelques mois de cela, des informations faisaient état de riz génétiquement modifié. L’actuelle augmentation du prix du riz a-t-elle des liens avec ce type de riz qu’on trouve dans des pays comme le Nigeria et le Ghana ?

  •  Non, il n’y a aucun lien. Il n’y a pas de riz OGM cultivé en Afrique subsaharienne (ASS). Toutes les variétés de riz cultivées en ASS sont des variétés normales de riz (sélectionnées en utilisant des méthodes de sélection conventionnelles).

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Profil d'AfricaRice
CGIAR Science Council (2008) Report of the 5th External Program and Management Review of the Africa Rice Center
Le Centre
Structure d'AfricaRice
Organogramme d'AfricaRice
Conseil des Ministres
Comité des experts nationaux
Acte Constitutif d'AfricaRice (ex ADRAO)
AfricaRice sur Google Earth
(Download KMZ file)
Country profile : Benin
Africa Rice Center (AfricaRice)

     

AfricaRice est une organisation de recherche panafricaine leader œuvrant pour l’amélioration des moyens d’existence en Afrique par des activités scientifiques et des partenariats efficaces. AfricaRice couvre 24 pays membres en Afrique.

AfricaRice est membre du Consortium des Centres internationaux de recherche agricole du GCRAI.

 

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Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice)
01 B.P. 2031, Cotonou, Bénin
Tel +229 6418 1313/6418 1414/6418 1515/6418 1616;
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